Les Etats africains souffriraient d’un déficit chronique de démocratie ; cette pratique, selon certains auteurs, auraient du mal à s’enraciner dans le terreau des pays en développement. A l’heure où l’Amérique d’Obama a renouvelé son rêve américain, les pays africains en général, le Congo en particulier, ne devraient-ils pas privilégier les batailles de l’imaginaire aux batailles juridiques ?
Il y avait un rêve qui s’appelait Rome
Cette phrase vient du film Gladiateur et elle est dite par le général Maximus, personnage qu’interprète Russell Crowe. Dans le contexte, elle signifie que la grandeur de Rome a d’abord été la volonté de tous, un idéal et puis une réalité. Au moment de sa mort, un personnage, , prononce cette phrase comme une exhortation à poursuivre ce rêve.
Au-delà de la fiction, la lecture de David Landes ou de Paul Bairoch, historiens de l’économie, ont montré qu’il n’y a pas de décollage économique sans volonté collective. La culture reste l’expression première de cette volonté collective : La culture fait la différence( David Landes, Richesse et pauvreté des nations, 2000, p. 657). L’existence d’une éthique du travail, de la recherche du profit comme valeur sociale,… constituent autant d’éléments susceptibles d’entraîner un accroissement de la productivité et donc de l’économie. En outre, seule la culture crée les sources de satisfaction en établissant le bon et le mauvais, l’acceptable et l’inacceptable.
Si la culture considère les normes étatiques comme contraire à la reproduction sociale, il s’en suivra une désaffection de la population pour le système juridique étatique. Dès lors, on se retrouve dans un système où coutumes et lois étatiques entrent en compétition. Cette incohérence systémique est un frein non seulement à l’économie mais aussi à la notion de droit. En effet, une norme doit répondre à deux critères : légalité et légitimité. En ce sens, une norme est considérée comme légale quand elle respecte toute la procédure liée à sa création et n’est pas contraire à la norme suprême, la constitution ; une norme tire sa légitimité de sa conformité aux aspirations du plus grand nombre et ce qui entraîne une obéissance spontanée.
Il y a un rêve qui s’appelle Congo
A l’interrogation que se posait le professeur Raïssa Malu « Y a-t-il un rêve « congolais » ? » (Le Potentiel, n°3408, Kinshasa, 25 avril 2005), il est temps de répondre non pas en instaurant des normes qui s’éloignent de plus en plus des citoyens mais en légitimant les institutions et l’Etat. Cette légitimation peut passer par une participation accrue de la société civile comme suggère l’économiste américain Stiglitz, mais surtout par l’exemple de dirigeants qui se soumettent à la norme et communique à ce propos. Il ne peut avoir l’idée d’un autre Congo que si cette idée est partagée par les gouvernés et les gouvernants. La tenue d’élections est déjà un pas, ce pas se doit d’être confirmé pas d’autres élections et l’installation de toutes les institutions prévues à ce jour.
Je crois profondément à ce qu’a écrit Tom Clancy à propos de l’Amérique : « L’Amérique, c’est une idée partagée. Nous sommes un peuple qui pense d’une certaine manière, qui croit pouvoir réaliser ce qu’il a envie de faire. Tout le reste en découle. Cela s’appelle la confiance, l’optimisme,… Tout ce que les autres pays trouvent si bizarre chez nous. Supprimez ça, et nous ne sommes pas plus différents de n’importe qui » (Tom Clancy, Dette d’Honneur, Albin Michel, 1995). Et je crois que les pays en développement en général, et le Congo en particulier, doivent gagner les batailles de l’imaginaire avant de gagner les batailles juridiques.
Il y avait un rêve qui s’appelait Rome
Cette phrase vient du film Gladiateur et elle est dite par le général Maximus, personnage qu’interprète Russell Crowe. Dans le contexte, elle signifie que la grandeur de Rome a d’abord été la volonté de tous, un idéal et puis une réalité. Au moment de sa mort, un personnage, , prononce cette phrase comme une exhortation à poursuivre ce rêve.
Au-delà de la fiction, la lecture de David Landes ou de Paul Bairoch, historiens de l’économie, ont montré qu’il n’y a pas de décollage économique sans volonté collective. La culture reste l’expression première de cette volonté collective : La culture fait la différence( David Landes, Richesse et pauvreté des nations, 2000, p. 657). L’existence d’une éthique du travail, de la recherche du profit comme valeur sociale,… constituent autant d’éléments susceptibles d’entraîner un accroissement de la productivité et donc de l’économie. En outre, seule la culture crée les sources de satisfaction en établissant le bon et le mauvais, l’acceptable et l’inacceptable.
Si la culture considère les normes étatiques comme contraire à la reproduction sociale, il s’en suivra une désaffection de la population pour le système juridique étatique. Dès lors, on se retrouve dans un système où coutumes et lois étatiques entrent en compétition. Cette incohérence systémique est un frein non seulement à l’économie mais aussi à la notion de droit. En effet, une norme doit répondre à deux critères : légalité et légitimité. En ce sens, une norme est considérée comme légale quand elle respecte toute la procédure liée à sa création et n’est pas contraire à la norme suprême, la constitution ; une norme tire sa légitimité de sa conformité aux aspirations du plus grand nombre et ce qui entraîne une obéissance spontanée.
Il y a un rêve qui s’appelle Congo
A l’interrogation que se posait le professeur Raïssa Malu « Y a-t-il un rêve « congolais » ? » (Le Potentiel, n°3408, Kinshasa, 25 avril 2005), il est temps de répondre non pas en instaurant des normes qui s’éloignent de plus en plus des citoyens mais en légitimant les institutions et l’Etat. Cette légitimation peut passer par une participation accrue de la société civile comme suggère l’économiste américain Stiglitz, mais surtout par l’exemple de dirigeants qui se soumettent à la norme et communique à ce propos. Il ne peut avoir l’idée d’un autre Congo que si cette idée est partagée par les gouvernés et les gouvernants. La tenue d’élections est déjà un pas, ce pas se doit d’être confirmé pas d’autres élections et l’installation de toutes les institutions prévues à ce jour.
Je crois profondément à ce qu’a écrit Tom Clancy à propos de l’Amérique : « L’Amérique, c’est une idée partagée. Nous sommes un peuple qui pense d’une certaine manière, qui croit pouvoir réaliser ce qu’il a envie de faire. Tout le reste en découle. Cela s’appelle la confiance, l’optimisme,… Tout ce que les autres pays trouvent si bizarre chez nous. Supprimez ça, et nous ne sommes pas plus différents de n’importe qui » (Tom Clancy, Dette d’Honneur, Albin Michel, 1995). Et je crois que les pays en développement en général, et le Congo en particulier, doivent gagner les batailles de l’imaginaire avant de gagner les batailles juridiques.